
L’église Saint-Étienne existe depuis plus de mille ans : une chapelle primitive fut construite dès 802 par l’évêque Saint Jérôme de Nevers, puis érigée en paroisse vers la fin du IXᵉ siècle.
L’édifice actuel a été reconstruit au XIIᵉ siècle sur l’emplacement de cette ancienne chapelle. Il a ensuite été fortement remanié au XVIᵉ siècle et restauré au XIXᵉ siècle.
Le clocher carré du XIIᵉ siècle, intégré dans la construction, est un des éléments les plus remarquables. Sur chacune de ses faces, il est percé de baies géminées séparées par de petites colonnettes avec chapiteaux.
De la chapelle primitive du IXᵉ siècle, seule subsiste une petite absidiole en cul-de-four, qui sert aujourd’hui de sacristie. Cette absidiole et le clocher font partie des éléments protégés par arrêté au titre des monuments historiques depuis le 2 novembre 1926.
Une cloche ancienne nommée “Stéphana”, fondue en 1515, a été conservée ; elle a été rénovée plusieurs fois.
Saint Étienne vivait au Iᵉʳ siècle après Jésus-Christ, à Jérusalem. Les apôtres l’avaient choisi comme l’un des sept premiers diacres, chargés d’aider les pauvres et d’organiser l’aide aux veuves.
Accusé de blasphème par les chefs religieux juifs il est condamné à la lapidation. Saint Étienne est considéré comme le premier chrétien mort pour sa foi.
Au moment de mourir, Étienne prie pour ses bourreaux, comme Jésus. Cela en a fait un modèle de sainteté chrétienne, représentant : la foi, le courage et le pardon.
Au IVᵉ siècle, selon la tradition chrétienne, les reliques de Saint Étienne auraient été retrouvées près de Jérusalem. Cet événement a provoqué une grande dévotion dans tout l’Empire chrétien. De nombreuses églises ont été construites en son honneur.
